Textes & Parcours

Dictionnaire insolite de la Suisse

Ouvrage de référence – Anecdotes historiques, personnalités et petits riens presque ordinaires se côtoient dans cet ouvrage bien documenté. De la barrière de röstis aux caissettes à journaux en libre-service, la Confédération helvétique se révèle pleine de surprises !

Voir le site de la maison d’édition

Dictionnaire insolite de la Suisse
(2022, Cosmopole)

« Un vrai régal de lecture avant de partir en Suisse. Un abécédaire qui repend les grandes lignes de culture, de cinéma, de savoir-vivre, de conseils. » – La Librairie du voyage, Rennes

« Grâce à cent soixante-cinq entrées, cet ouvrage revisite les clichés et les réalités, explore les mythes et valeurs d’un pays petit par la taille mais grand par la surprise qu’il suscite. Une lecture ludique et enrichissante. » – L’Amour des livres (revue de librairies françaises)

Théâtre

En 2012 et 2013, Guy Chevalley suit deux ateliers d’écriture dramatique au long cours auprès d’Emanuelle delle Piane, notamment aux Maisons Mainou. C’est là qu’il acquiert les fondamentaux de l’écriture pour le théâtre. Sa piécette Le piège à guêpes est lauréate du concours organisé par l’association Tulalu!? et mise en lecture au Théâtre du Lapin Vert (Lausanne).

Il collabore ensuite avec Séverine Zufferey et sa compagnie Arquidam, d’abord comme assistant à la mise en scène pour Jean et Béatrice, de Carole Fréchette. Il récidive en 2015 pour Rhinocéros ou ce qu’il en reste, une pièce coécrite avec Séverine Zufferey.

La distribution de Rhinocéros ou ce qu’il en reste

En 2018, le collectif AJAR est sélectionné au programme Textes→en→Scènes de la SSA (Société suisse des auteurs). Guy Chevalley fait partie des membres qui s’investissent alors dans l’écriture de N.O.U.X., une sitcom théâtrale sur le polyamour, à la recherche d’un humour non discriminant. Le dramaturge Laurent Berger accompagne ce projet.

Guy Chevalley intervient ponctuellement comme collaborateur dramaturgique. En 2022, il travaille ainsi à Hedwig…? (B)Rock’n’dream, de Didier Coenegracht et Frédéric Ozier.

L’AJAR (à gauche) et Laurent Berger pour la présentation de N.O.U.X.
à la Comédie de Genève, en juin 2019 (photographie : Jolanda Herradi)

Prix, bourses & résidences

(Pour les prix liés à des publications, voir celles-ci.)

  • Résidence à la Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature (août-septembre 2021)
  • Finaliste du Prix de la Fondation Edouard & Maurice Sandoz 2019 pour la littérature
  • Bourse littéraire de Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture 2017
  • Sélection au programme Parrains & Poulains du Salon du livre de Genève 2016 (parrainé par l’écrivain Eugène)
  • Prix du Jeune Ecrivain de langue française 2010 (nouvelle, L’enfant sur la falaiseparu chez Buchet/Chastel)
  • Prix littéraire de Vernier pour jeunes auteurs 2007 (nouvelle)
  • Prix littéraire de la Ville de Meyrin 2004 (nouvelle)
Cabanes d’écrivain.e.s à la Fondation Jan Michalski
(photographie : Guy Chevalley)

Ecouter une interview de l’auteur à la Fondation Jan Michalski par Pauline Rappaz, journaliste qui a réalisé une série de portraits en lien avec les processus de fabrication des oeuvres d’art.

Les garçons

Guy Chevalley a signé les paroles de la chanson Les garçons, interprétée par Thierry Romanens et largement diffusée sur les ondes de Suisse romande en 2019.

Ecouter la chanson Les garçons

Paroles : Guy Chevalley / Composition : Thierry Romanens & Alexis Gfeller / Arrangements : Christophe Calpini & Thierry Romanens

Guy Chevalley dans les coulisses du théâtre 2.21
Les garçons

j’entends souvent louer les nuques féminines
j’admets qu’elles sont belles pour les avoir vues souvent 
à la terrasse des cafés 
se pencher pour chercher
dans un sac un crayon, dans le ciel un rayon
les peintres ne s’y sont pas trompés
les baigneuses amassant leurs cheveux peuplent les musées
j’ai des amis pour qui l’austère chignon reste un gage de séduction

mais moi
j’aime la nuque des garçons

on dit beaucoup de bien des jambes féminines
leur galbe laisse bouche bée les badauds attablés 
aux terrasses des cafés
si elles portent une paire de bas
j’en connais qui ne résistent pas
peau blanche ou peau dorée, petits mollets musclés
lorsqu’ils sont vissés sur des talons
sont des sculptures

mais moi
j’aime les jambes des garçons

on parle aussi souvent des mains féminines
elles ont des doigts fins ô gestes de déesses
lorsqu’elles tiennent une poire
ou qu’elles nouent une tresse
j’en connais pour qui des ongles vernis
sont comme les halos de dix lampes de nuit
ils s’y cognent
frénétiques, frénétiquement

mais moi
j’aime les mains des garçons

et les voix féminines enchantent les oreilles
une inflexion d’amande
le bruit du vent caressant le trèfle des prairies
ou la texture amie des grains de lin brillants et brunis
leur chant cristallin tutoie jusqu’aux anges
et leur rire, entendre leur rire

mais moi
je préfère la voix des garçons

mais moi… 

Ateliers d’écriture

Guy Chevalley donne régulièrement des ateliers d’écriture. Ses propositions s’adaptent au public et au contexte des structures qui le mandatent pour ce travail.

Voici quelques exemples des ateliers qu’il a animés…

  • au Théâtre de Vidy, autour du spectacle Le Ciel de Nantes, de Christophe Honoré : raconter un souvenir, entre vérité et fiction (avec Kathinka Salzmann)
  • à l’Université de Genève (Département de langue et littérature françaises modernes) pour un module semestriel : exercices de style à caractère littéraire
  • à la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) de Lausanne : inventer un.e écrivain.e avec la « fabrique d’auteur.e.s maison » de l’AJAR
  • au Prix Interrégional Jeunes Auteurs (PIJA) : trouver son monstre, l’univers de l’artiste H.R. Giger (avec Julie Guinand)

De fiel et de fleurs

Roman – Paris, 1910. Un célèbre ténor belge meurt accidentellement… Et s’il n’était que la victime collatérale d’une empoisonneuse décidée à prendre sa revanche sur un ancien amant ? Le récit d’un fait divers bien réel et glaçant.

Voir le site de la maison d’édition

De fiel et de fleurs
(2019, L’Age d’Homme)

« Guy Chevalley joue à merveille des stéréotypes, dans ce récit dense aux allures de roman policier, aussi mordant que feutré, à l’écriture digne d’un roman-feuilleton de la Belle Epoque. » – Anne Pitteloud, Le Courrier

« L’auteur nous dresse le portrait vivifiant et critique d’une époque au fil d’une écriture tonique et pleine d’humour. Un bonbon acidulé à déguster ! » – Christine Grivel, libraire (Payot Genève)

« Le deuxième roman de Guy Chevalley évoque un vaudeville de Labiche, autant qu’un nouveau cas de bovarisme aigu. La bourgeoisie parisienne du début du XXe siècle est passée au vitriol par le jeune Suisse (…) Son écriture ironique et savoureuse peint « l’enchantement sans fin » du quotidien (…) Par un retournement anarchiste, l’écrivain déjoue les trajectoires prévisibles. » – Julien Burri, Le Temps

Publications en revues & recueils

Guy Chevalley a dirigé deux ouvrages collectifs :

  • Rolle à pied d’oeuvre, pour le collectif AJAR (éd. Encre fraîche, 2014), un ensemble de textes écrits in situ : « Au gré des pages et des six lieux revisités par les auteurs, Rolle se mue alors en scène de théâtre de la vie quotidienne peuplée de personnages parfois plus vrais que nature. Une frontière entre imaginaire et réalité rendue si infime qu’elle en a de quoi troubler le lecteur. » – Daniel Gonzalez, La Côte
  • A l’abri mais dehors, codirigé avec Anne-Sophie Subilia, paru dans Le Persil (2016, Nos 112-114), un projet géopoétique autour de la notion d’abri, à cheval entre la Suisse, la Belgique, la France et le Québec : préface de Kenneth White, contributions de Daniel de Roulet, Alexandre Gillet, Myriam Marcil-Bergeron, Jérôme Meizoz, Pierrine Poget, Guy Poitry…
Avec Elodie Glerum, pour une série de fake news assumées
dans T, le supplément du Temps

En outre, de nombreux textes sont parus dans diverses publications (pour l’essentiel, des nouvelles), dont voici une sélection :

Face à l’écran

A la demande de la Commission artistique de la Vaudoise Assurances et de sa consultante Catherine Othenin-Girard, Guy Chevalley et Elodie Glerum ont imaginé et écrit un feuilleton littéraire à suspense intitulé Face à l’écran, pour l’entreprise basée à Lausanne. Le tandem a signé un travail de commande sur mesure.

Son mandat : mettre en valeur le siège de la compagnie, bâti par l’architecte Jean Tschumi (1951-1956), et tenir en haleine les collaborateurs et collaboratrices, à raison d’un chapitre par semaine durant plusieurs mois. Un défi qui fait alors écho au télétravail mis en place au printemps 2021, lors de l’épidémie de Covid-19.

Le siège de la Vaudoise Assurances à Lausanne
(magazine Radio, 05.07.1956, p. 8)

Les deux auteur.e.s, qui ont souvent collaboré, imaginent le destin très helvétique de Jean-Charles Sinistre (assureur des années 1960, employé modèle, appointé à l’armée) et de sa petite-fille Cosima Sinistre (elle aussi assureuse, dans les années 2010, et résolument moderne). Aux deux époques surviennent de drôles d’événements… Tandis que Jean-Charles soupçonne un collègue d’ourdir un complot communiste, Cosima se méfie des nouvelles technologies. Et si ce mystère leur offrait l’occasion de se retrouver par-delà le temps ?

Que se passe-t-il dans les sous-sols de « La Compagnie », l’alter ego fictif de la Vaudoise Assurances ?

Collectif AJAR

En 2012, sur une idée de Guy Chevalley et Noémi Schaub, le collectif AJAR voit le jour : une douzaine de jeunes plumes prometteuses de Suisse romande se regroupent pour donner une meilleure visibilité à leur travail, écrire collectivement, lancer des projets tous azimuts et dynamiser la scène littéraire locale.

L’AJAR à Paris en 2016
(photographie : Astrid di Crollalanza © Flammarion)

En dix ans, l’AJAR mène à bien plus d’une centaine de projets, sur invitation ou à son initiative, en Suisse et au-delà, aussi bien dans les grandes manifestations littéraires que lors de rendez-vous plus intimistes. Ateliers d’écriture, performances scéniques, textes en revue, roman collectif, théâtre, collaborations à foison, l’AJAR va au bout de ses envies, toujours avec professionnalisme et légèreté.

Guy Chevalley a été membre du collectif de 2012 à 2022 et l’a présidé durant plusieurs années. Il s’est impliqué dans de très nombreux projets, comme responsable ou participant, à la fois dans l’écriture et l’édition de textes, mais également sur la scène et en atelier.

L’AJAR occupée à créer La Moquette, quotidien éphémère,
au Salon international du livre et de la presse de Genève 2014

« Depuis 2012, il existe en Suisse romande une approche buissonnière très performante : il s’agit de l’AJAR. Les membres, une vingtaine aujourd’hui, sont convaincu-e-s des bienfaits de l’approche collective de l’écriture. De ce vivier-là sortent les talents les plus fins. L’écriture aujourd’hui se vit plus que jamais en réseau. » – Lisbeth Koutchoumoff, Le Temps

« L’AJAR n’a pas d’équivalent. C’est un hapax. » – Julien Burri, L’Hebdo

« L’AJAR revendique une pluridisciplinarité qui, par le biais de dialogues audacieux et continus avec d’autres formes de création, mène à la réinvention permanente de son rapport à l’écriture. » – Cassiane Pfund, Epic Magazine

Vivre près des tilleuls (AJAR)

Roman – Esther Montandon (1923-1998) a été une étoile filante de la littérature suisse. Un jour, le dépositaire de ses archives découvre une enveloppe contenant des fragments inédits, où Montandon évoque la mort de sa fille, un drame qui a rendu impossible tout projet d’écriture durant des années…

Voir le site de la maison d’édition

Vivre près des tilleuls
(2016, Flammarion)

« Dans la rentrée littéraire francophone, le livre Vivre près des tilleuls (Flammarion) fait déjà figure d’exception. Au total, 18 jeunes auteurs suisses romands ont posé leur plume dans cet ouvrage racontant la perte d’un enfant. » – RTS La 1ère, Le 12h30

« D’une sensibilité extrême, fine comme une porcelaine qui laisse passer lumières et émotions, l’écriture de Vivre près des tilleuls emporte immédiatement. » – Lisbeth Koutchoumoff, Le Temps

« Rédigé à trente-six mains, Vivre près des tilleuls reste crédible jusque dans son style, qui possède la patine d’un véritable journal littéraire, avec cette écriture blanche et sèche qui rappelle les plumes des années 1960. Un témoignage plus vrai que nature dont on finit par oublier l’artifice initial pour n’en retenir que la puissance verbale et imaginaire. » – Virginia Bart, Le Monde

Paulette éditrice

Depuis 2015, Guy Chevalley et Noémi Schaub codirigent Paulette éditrice. Leur tandem a fait de cette maison d’édition lausannoise une actrice culturelle engagée et une entreprise socialement responsable. Les mesures sont nombreuses : impression en Suisse, refus du surtirage, politique de souscription, droits d’auteur.ices intégralement versés à parution, accueil de stagiaires…

Sur le plan artistique, Paulette s’est distinguée par des livres au graphisme soigné. Une première collection, Les pives, réunit des fictions courtes et percutantes sur un principe sériel. La seconde collection, Grattaculs, est consacrée aux écrits LGBTQIA+, avec l’ambition de jouer les porte-voix pour les communautés. Parmi les plumes publiées : Anne-Sophie Subilia, Greta Gratos ou encore Juan Mayorga.

En 2021, la Fondation Leenaards a attribué une bourse à Paulette, soutenant pour la première fois une maison d’édition.

Paulette éditrice au Cabaret littéraire de Lausanne
(photographie : Igor Pjörrt)

« Noémi Schaub et Guy Chevalley avaient déjà offert à notre curiosité un beau panier de Pives, micro-ouvrages de proses singulières. Les deux artisans de l’édition militante prolongent leur démarche exploratoire et rigoureusement locale avec Grattaculs, une audacieuse collection. » – Thierry Raboud, La Liberté

« Paulette est une éditrice singulière, exigeante, engagée, aimante et libre. » – Marlène Métrailler, RTS La 1ère

« Paulette éditrice est une petite maison d’édition turbulente, impertinente et engagée. Elle ne vise pas de grands coups éditoriaux, mais plante de petites pointes acérées et durables dans le paysage littéraire d’ici. Paulette éditrice pique, réveille et fait la part belle aux jeunes plumes de Suisse romande. » – Le jury des bourses et prix culturels 2021 de la Fondation Leenaards

Cellulose

Roman – Un commis de bureau sous pression commet un jour un geste absurde : il ingurgite un dossier ! C’est le début d’un engrenage tristement comique pour cet homme, qui ne souhaite rien de plus que manger de la pizza devant sa série préférée, Magnum.

Voir le site de la maison d’édition

Cellulose
(2015, Olivier Morattel éd.)

« L’auteur est doté d’un vrai style, mais il ne s’en contente pas : l’architecture de son roman est rigoureuse, la mécanique implacable, et cette satire grinçante retombe parfaitement sur ses pattes à la fin.» – Stéphane Babey, Vigousse

« Un roman cynique et grinçant sur la vie de bureau, la manière de fonctionner entre êtres humains, les relations de pouvoir, l’absurdité du monde dans lequel on vit. (…) Une écriture absolument magnifique, très drôle, très tragique à la fois. » – Mélanie Croubalian, Entre nous soit dit (RTS La 1ère)

« Guy Chevalley réussit très bien la satire, que ce soit des milieux universitaires, du monde du travail, du monde médical ou des grandes familles. » – Lisbeth Koutchoumoff, Zone critique (RTS Espace 2)